Venice, Westminster Avenue

Nous récupérons les clés de notre studio et alors que nous traînons notre valise sur quatre longs blocs, nous rencontrons pour la première fois la foule déjantée de Venice. Notre immeuble, le Waldorf, est rétro et vintage depuis l’ascenseur jusqu’aux parquets. La chambre donne sur l’océan.

La plage

Je bois un Hibiscus Cooler, le ciel est ocre et bleu, et à travers le brouillard, le soleil passe de l’orange au rouge sang. Il y a un incendie plus loin dans les terres. Nous n’avons pas dormi depuis une éternité. L’eau est froide, les vagues immenses, pas de baignade ce soir.

Les gens

Ici, chacun se sent libre de s’habiller, de se comporter comme il veut : un homme en slip avec des cornes sur la tête, une femme en maillot de bain fluo avec une résille en guise de robe, un pianiste déchainé, un chef indien à vélo, et mille autres. Des docteurs spécialisés vous prescrivent du cannabis, et sur le flanc d’un immeuble, Jim Morrison veille sur son royaume.

La nuit

Hamburgers au Sidewalk Café, puis nous allons admirer les skaters dans leurs piscines en béton. Tous les âges, tous les styles. Des gens font des percussions sur la plage. Nous dormons la fenêtre ouverte, en les écoutant.

A vast radiant beach in a cool jeweled moon
Couples naked race down by its quiet side
And we laugh like soft, mad children
Smug in the woolly cotton brains of infancy
The music and voices are all around us

Jim Morrison, An American Prayer

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